L’écopsychologie est un courant multiple, diffus, théorique et pratique, qui interroge les liens entre l’esprit, la psyché et les enjeux écologiques, entre les humains et la « nature ». Il ne s’agit pas d’une simple addition « écologie + psychologie » ni d’un synonyme de l’écologie profonde ou de l’écologie intérieure ni d’une solution toute trouvée pour étudier les remèdes à l’éco-anxiété (terme très en vogue ces dernières années ; terme imparfait pour décrire le mal que génère la modernité capitaliste dévastatrice du vivant (humain et non humain)). Cela bien plus complexe, bien plus vaste. Je n’aime pas trop nommer – car poser des mots pose une étiquette – ces pratiques qui nous connectent en profondeur à la toile de la vie, à la Terre comme un être vivant. Mais on peut les appeler « écopratiques ». Des pratiques quotidiennes. Un quotidien politique, engagé. Et des pratiques moins ordinaires, des ateliers, des retraites, des événements pour célébrer le Vivant en soi et autour de soi, pour célébrer les saisons. Des pratiques pour échanger, découvrir, partager sur l’écologie, avec une vision politisée des enjeux et du bien-être en nature. Des cercles de parole, des rendez-vous écoféministes, des ateliers du Travail qui Relie. Mais aussi des rencontres, des tables rondes, des conférences. Des articles, des partages d’ouvrages. En voici quelques-uns ; la liste s’allongera au fur et à mesure (ce site, fondé en 2019 puis mis en pause de 2022 à 2025, est en cours de refonte lente, progressive).
- Michel Maxime Egger, Soigner l’esprit, guérir la Terre – Introduction à l’écopsychologie, Labor et Fides, 2015
- Joanna Macy et Molly Young Brown, Écologie pratique et rituels pour la Terre – Retrouver un lien vivant avec la nature, Le Souffle d’Or, 2008
- Geneviève Pruvost, Quotidien politique. Féminisme, écologie et subsistance, La Découverte, 2021
